dimanche 11 octobre 2009

Le jour où j'ai cessé de vouloir...

J'étais comme un homme sous l'eau, chahuté par des courants contraires et le fracas des vagues se brisant au-dessus de lui : il va se noyer parce qu'il veut à tout prix retrouver l'air libre et se débat comme un diable pour y parvenir au plus vite. Il est incapable d'accepter, de dire oui, même un seconde à ce qui lui arrive - cette seconde qui pourrait pourtant lui permettre de repérer l'endroit où l'eau s'éclaircit et de savoir dans quelle direction produire son effort, cette seconde d'acceptation, cette seconde "stoïcienne" qui pourrait le sauver.
Jusqu'au moment où quelque chose s'est produit, quelque chose que je n'ai pas "voulu", que je n'ai pas décidé. Soudain, en effet, j'ai cessé de vouloir... Par désespoir ou par manque certain d'un besoin vital? Je n'en sais rien.
Et pourtant, au fil des heures, je ne m'étais remis à "vouloir" que cette présence. J'avais voulu moins, mais mieux. Dire qu'il faut parfois savoir lâcher prise, cesser de vouloir pour vouloir plus efficacement, ne rime pas à grand chose : vouloir lâcher prise, c'est encore... vouloir.


Parce que tu sais : "Il faut aimer dans la vie, beaucoup... Ne jamais avoir peur de trop aimer. C'est ça, le courage. Ne sois jamais égoïste avec ton cœur. S'il est rempli d'amour, alors montre-le. Sors-le de toi et montre-le au monde. Il n'y a pas assez de cœurs courageux. Il n'y a pas assez de cœurs en dehors..."